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Fonds P115
Fonds Journal de Waterloo. - 1920-1956. - 1.2 m de journaux.
Histoire administrative :
Joseph-Antoine Chagnon s'installe à Waterloo en 1882 et fonde le Journal de Waterloo. Après quelques déboires financiers, Chagnon achète, la même année, une partie de l'équipement d'imprimerie du défunt Register de Knowlton et publie son journal à partir de Waterloo. En 1892, aux prises avec du matériel typographique dépassé et des problèmes de liquidité, il approche quelques amis qui consentent à devnir actionnaires dans la compagnie «Société d'imprimerie de Waterloo» qui administrera le journal jusqu'en 1899. Par la suite, la famille Chagnon reprend la direction de l'hebdo jusqu'à l'arrivée de J.Oscar Séguin, en 1916. D'allégeance libérale, Séguin ne se gêne pas pour émettre ses opinions en éditorial. Il s'affiche même en compagnie des candidats en période électorale, les appuyant par des discours. Pendant dix ans, Oscar Séguin prendra position sur une multitudes de sujets locaux, régionaux et nationaux. En 1927, le journal passe aux mains de la compagnie «Le journal de Waterloo enrg.», propriété de Lucien Courchesne qui possède également «L'Imprimerie de formules légales limitée». Charles Robidoux et Gérard Dagenais se succèdent à la direction de l'hebdo francophone jusqu'à sa fermeture, en 1956.
Historique de la conservation :
La collection provient de la bibliothèque publique de Waterloo qui ne pouvait plus en assurer la conservation. Le versement a été fait en même temps que celui de son homologue, le Waterloo Advertiser.
Portée et contenu :
«Durant les vingt premières années de son existence, le Journal de Waterloo, organe français du comté de Shefford, défend l'idéologie clérico-conservatrice de la fin du XIXe siècle et les principales prises de position du parti conservateur. Il est favorable à la Confédération et à la bonne entente entre les ethnies. Comme il le dit lui-même, J.-A. Chagnon a voulu faire du Journal un organe « qui fût comme un trait d'union entre les familles qui peuplent tant nos villes et nos villages que nos campagnes, et aidât à conserver parmi elles la tradition des bonnes moeurs et du respect aux autorités religieuses et civiles, la paix et la concorde.»
(référence: André Beaulieu et Jean Hamelin, La Presse québécoise, des origines à nos jours.)
Å l'arrivée de J.Oscar Séguin le journal passe dans le camp libéral. Après le départ de Séguin, en 1927, le Journal de Waterloo cesse son action militantiste et se contente de rapporter les nouvelles locales et régionales. Le journal occupe une place d'importance parmi les sources d'histoire régionales puisqu'il sera longtemps le seul journal de langue française 'a couvrir la grande région de Granby-Waterloo jusqu'en 1930. |